Rencontre “éducation aux médias et à l’information”

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Maison de la radio – 12 octobre 2017

Cette rencontre organisée par le Ministère de la culture a réuni quelques centaines d’acteurs de l’EMI, des poids lourds (Le Monde, Radio France, Clémi) aux poids plumes.

 

Tout au long de la journée, des acteurs se sont succédés à la tribune pour relater leurs expériences, initiatives… L’occasion aussi pour Françoise Nyssen de faire quelques annonces.

 

Côté acteurs : il existe pléthore d’initiatives, certaines disposent de moyens colossaux (Inter Class, Entre les lignes, France Info Junior…) qui contrastent avec d’autres, plus modestes mais ancrées dans des territoires (lycées agricole, associations d’éducation populaire, médias citoyens…). Il n’existe ni cohérence, ni schéma, le secteur n’est absolument pas structuré ou coordonné rendant totalement aléatoires les interventions en fonction des territoires.

 

Côté ministère : il semblerait qu’une réelle prise de conscience ait eu lieu et qu’une volonté existe pour renforcer le soutien aux actions d’EMI. Un travail est en cours avec l’Éducation Nationale (relativement absente de cette journée) pour mettre en place des actions conjointes entre acteurs culturels et éducatifs.

 

Côté annonces : dès 2018, 10 M€ pour soutenir les porteurs de projets. Il y a une volonté affichée d’impliquer les collectivités, ces soutiens seront partagés entre “acteurs du secteur” (Radio France, Le Monde…), mallette numérique et médias de proximité (notamment à travers un fléchage Fonds de soutien au médias d’information sociale de proximité).

Les résidences de journalistes seront poursuivies et le soutien à la société civile (éducation populaire) amplifié.

Pas d’annonce d’un quelconque ministre sans le terme “innovation” : il n’y aura pas de schéma type, le MCC croit aux expérimentations et au local, soutiendra l’existant et le déploiement de ce qui marche.

Dernier point, la formation des enseignants, qui débutera par la formation des personnels des établissements conventionnés avec le MCC (écoles d’art…) et les futurs enseignants.

 

Côté conclusions personnelles : nous n’en sommes qu’au début, la tendance va dans le bon sens. L’inconnue de cette équation la réactivité de l’Education Nationale car le plan repose fortement sur cette institution. Il paraît évident que les coopérations sont indispensables, entre acteurs éducatifs et médias bien sûr, mais aussi entre “poids lourds” et acteurs de proximité. Dernière conclusion, pas très optimiste, l’EMI devient un marché dans lequel les acteurs sont précaires, nul doute que la concurrence sera rude et que nous avons intérêt à nous fédérer pour rappeler l’existence et l’importance des “poids plumes”…

Mise à jour (27 octobre) : l’intégralité de la journée est disponible en vidéo sur le site des Rencontres numériques.

2 thoughts on “Rencontre “éducation aux médias et à l’information”

  1. Super.
    Au passage j’en profite pour indiquer que ma formation de base est précisément le journalisme (ESJ Lille) et je pense qu’il est parfaitement envisageable de proposer un ou deux modules spécifiques sur l’information, qui pourrait être utiles en premier lieu à nos structures. Je réfléchis à cela depuis notre opération ciné reporters à Angoulême fin aout (festival du film francophone) et j’ai pensé faire un point avec Antoine et Eric qui étaient absents aux rencontres d’Orléans. Ce serait aussi une formation qualifiante à proposer à toutes les organismes qui souhaiteraient recevoir l’une ou l’autre de nos formations et j’ai besoin de connaître un peu mieux le cahier des charges. Cela serait bien d’avoir bien avancé d’ici la fin novembre (proposition rédigée).
    A+
    NB — Le Clémi, c’est l’éducation nationale. Chaque Clémi est directement rattaché à son recteur. Tous ceux qui animent le Clémi sont des profs, formés, mis à disposition pour une période donnée, au moins quelques années, souvent à mi-temps seulement. Il y a dans certaines académies au moins un correspondant Clémi dans chaque collège et lycée. C’est le cas en Gironde et Aquitaine, vraisemblablement à terme en Nouvelle Aquitaine (avec Poitou Charentes et Limousin).
    Voir aussi avec Dominique (Chateauroux) qui est elle-même enseignante et a une perception très critique sur l’engagement du Clémi. J’aurai aimé échanger avec elle là dessus à Orléans, mais on n’a pas eu le temps. Partie remise… En tout cas la conviction de Dominique c’est qu’il faut avoir une convention avec l’éducation nationale pour pouvoir travailler dans les établissements scolaires. On pourrait penser que cette négociation globale pourrait revenir à la Fédé, mais ce n’est qu’une piste possible.
    Finalement, si la prochaine réunion des contributeurs se tient bien à Amiens, cela pourrait tout à faire faire l’objet d’un atelier, au moins d’un moment de réflexion.

  2. Très intéressant de se pencher sur le sujet. J’ai travaillé sur le rendu de ces rencontres.
    Pour le CLEMI, ils font un super boulot mais c’est spécifique à l’éducation nationale et donc, pas en partenariat avec les territoires. Ils sont missionnés et financés pour ça. Ce qui n’est pas du tout notre situation. Personnellement, j’ai assisté à plusieurs formations organisées par Canopé sur web radio ou web TV (gratuite pour les enseignants évidemment). Sans enseignants motivés, ça ne peut fonctionner parce qu’ils ne peuvent assurer des ateliers.
    Et il y a peu de lien avec les territoires.
    J’ai bien écouté la ministre. J’ai retenu les 3 piliers : coopération, innovation et formation. J’ai entendu que le fonds de soutien était maintenu en 2018. J’ai mal saisi à qui allaient les 10 M€. J’ai aussi retenu le soutien aux associations (mais le financement est loin d’être clair et je ne parle pas des emplois aidés). J’ai retenu l’intérêt des expérimentations locales (ce qui signifie financées par les collectivités). Et j’ai regretté qu’il n’y ait à la tribune aucune de nos structures. Je suis pour une atelier à Amiens sur le sujet.

    Je pense qu’ils nous faut ouvrir un chantier.

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